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 La Dernière séance: le coin des fous de cinoche

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Old Shatterhand
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MessageSujet: Re: La Dernière séance: le coin des fous de cinoche   Dim 29 Juin 2014 - 0:23

Superbe analyse JMD, c'est chouette de pouvoir échanger ainsi sur les films, merci à toi  Wink 


Jmd76 a écrit:

L'image que tu publies, où il dessine le chiffre 7 par la disposition de ses acteurs, est révélatrice.

Tiens voici une autre vue de celle-ci. John Sturges est de dos en train de regarder sa montre (chemise blanche) juste face à Yul Brynner. Visiblement tout ceci est chorégraphié au millimètre près.



Jmd76 a écrit:

C'est vrai que chaque mourant ou presque a une question à poser, et à laquelle la mort interdit parfois toute réponse (ce qui est éminemment métaphysique, quand on y pense) ; il y a aussi cette séquence où l'on se demande "pourquoi ?" (c'est encore la question que pose le chef des bandits avant de mourir ; il ne saura jamais la réponse)

Intéressante cette approche métaphysique que tu soulèves. 
On peut d'ailleurs se demander si l'on ne touche pas à quelque chose qui est aussi culturel. On est au Mexique, terre et civilisation qui donne à la mort un mélange fait de respect et d'ironie. Chaque personnage subit donc ce traitement :

-Bronson meurt en héros pour sauver des enfants mais il meurt dans une obscure bataille alors qu'il a pris part à des faits d'armes plus importants et plus dangereux. Ironie...

-Robert Vaughn vient de retrouver le courage qui lui faisait défaut, il avance en pleine lumière mais ce n'est que pour mieux s'effondrer quelques instants plus tard. Lorsqu'il s'effondre tel un pantin désarticulé, il montre au spectateur une image de lui qu'on a vu durant tout le film, celle d'un corps qui se cache dans un recoin. Une image presque sans gloire. Ironie...

-James Coburn avant de tomber essaye de prendre son couteau, geste vain car sa blessure est mortelle et il sait qu'il ne pourra atteindre sa cible qui est déjà loin. Il s'empare d'une arme blanche comme pour s'accrocher à une image qui n'existe déjà plus, tandis que les paysans en arrière plan eux au contraire se saisissent enfin des fusils des Mexicains. Ironie...

-Brad Dexter, le solitaire qui ne pense qu'à lui, revient aider les autres (ironie) et trouve la mort devant une église alors qu'il se moquait des croyances et des idées idiotes des villageois (ironie). D'ailleurs Brynner est presque son confesseur dans cette scène. Enfin la dernière ironie et non la moindre avec ce personnage qui aime à jouer au bonto, c'est qu'il reste persuadé de l'existence d'un trésor là où il n'y a rien ! Cette fois c'est lui qui joue mal...Ironie !

Autre chose, j'ai eu la curiosité autrefois de me documenter sur l'endroit où fût tourné le film, à savoir le village de Ixcatlan. Et j'ai découvert pas mal de choses intéressantes :

-D'une part l'origine ethnique dominante est composée de "los mazatecos" ce qui dans leur langue signifie "les agriculteurs humbles, les gens ordinaires et pauvres". C'est bien ainsi que sont présentés les villageois par le vieil homme joué par Vladimir Sokoloff.
-D'autre part l'étymologie de Ixcaltan vient du mot "coton" (ixcatl) mais il existe un autre sens qui veut dire "mouton" (on songe à la phrase de Calvera qui parle des paysans comme des moutons). Il en va de même pour Mazatecos qui peut aussi signifier "gibier". Sémantiquement ces gens sont donc à la fois des hommes pauvres, des travailleurs, et des victimes !. On pense évidemment au film qui nous montre tour à tour cet aspect des choses...

Jmd76 a écrit:

Ce que j'ai noté par ailleurs dans ce film, c'est l'usage intelligent du verbe. La parole est gérée avec une économie très profitable. D'un côté, plusieurs plans sans texte, et où souvent le geste supplante la parole. D'un autre, des scènes dialoguées très riches de bons mots, où les phrases, brèves et cinglantes, sifflent comme des balles.

L'explication vient sans doute du tournage du film :
-Les scènes dialoguées, très riches et avec des bons mots sont celles écrites au départ (notamment par plusieurs écrivains célèbres).
-Les autres scènes où la parole est limitée au strict minimum vient du fait que Sturges avait pour consigner d'accélérer le tournage face au risque de grève des acteurs et face à la possible censure des autorités Mexicaines (c'est du moins ce que Sturges raconte dans ses mémoires).
Mais au final le film aura gagné du mélange des deux types de scènes qui fonctionne à merveille

Jmd76 a écrit:

Vincent Pinel, dans son Siècle du cinéma (Paris, Larousse, 2006), a qualifié les 7 mercenaires de "western prétentieux". Ce terme me paraît injuste.

Oui totalement injuste, sans doute que le respect dû à Kurosawa et l'étiquette de remake n'arrive toujours pas à rendre le film "crédible" aux yeux de certains, mais c'est avoir la vue courte.  

Jmd76 a écrit:

Sturges est très bon dans le registre du western rythmé et efficace. Celui-ci, pour lequel il a recruté une distribution cinq étoiles. Mais pourquoi a-t-il eu l'idée d'adapter, en 1960, les 7 samuraï de Kurosawa ? Sturges, en 1960, a déjà une belle carrière de cinéaste westernien derrière lui ; et cependant la concurrence hollywoodienne reste rude.

Oui il est à l'aise dans ce type de western efficace mais le choix de John Sturges par les studios est quand même un choix en fin de course, il y a eu pas mal d'autres noms qui ont circulés avant lui comme Martin Ritt (excellent réalisateur au demeurant). Quant à savoir pourquoi Sturges a accepté ce tournage, j'avoue ne plus me souvenir comment il est arrivé là au final ?  scratch
Je vais regarder dans son livre de mémoires pour voir ce qu'il nous raconte là-dessus.
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Old Shatterhand
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MessageSujet: Re: La Dernière séance: le coin des fous de cinoche   Jeu 5 Mar 2015 - 0:36

Jmd76 a écrit:


Argh, j'ai manqué le bon moment pour être au coeur de la discussion sur Au Pays de la peur ! Après l'avoir vu, les uns et les autres, j'aimerais savoir si vous lui trouvez plus de qualités que ne l'avait fait Bertrand Tavernier (grand connaisseur du western s'il en est). Je me souviens avoir entendu tout le bien qu'il en pensait dans le bonus d'un des (déjà nombreux) westerns que je possède aux éditions Sidonis, et j'en ai retrouvé l'esprit sur son blog :

"AU PAYS DE LA PEUR d’Andrew Marton m’a paru fort terne, sauf peut être dans son dernier tiers avec cette attaque de loups. Marton esquive ce qui aurait pu donner du poids aux rapports entre Stewart Granger, terne, et Wendell Corey, bien meilleur. Cyd Charisse est totalement gâchée dans un improbable rôle d’Indienne. Cela dit le scénario de Frank Fenton ne compte pas parmi ses meilleurs."


Je replace la discussion ici pour ne pas encombrer le topic de notre ami CF  Wink

Si je devais répondre à Tavernier (notre maître à tous !   ) je serai, pour une fois, assez en désaccord avec lui.

Il est vrai que la séquence de l’attaque des loups est plutôt réussie (je ne suis d’ailleurs pas surpris de cela car Marton connaît son affaire, il était déjà l'année précédente sur "King Solomon’s mine" avec Stewart Granger qu’il retrouve ici).

J'ai bien aimé notamment le fait de faire venir des vagues successives de loups, niveau tension c'est très réussi (au point que sur certains plans les acteurs sont entièrement recouverts par la meute de loups !  Shocked )









Pour Cyd Charisse, je ne vois pas en quoi elle est improbable dans le rôle d’une indienne ? Si Tavernier fait allusion au fait qu’elle soit blanche on pourrait en dire tout autant de n’importe quelle actrice de l’époque qui devait jouer le rôle d’une indienne (et que dire des hommes aussi : Burt Lancaster en indien dans Bronco Apache est-il crédible avec ses yeux bleus ?).

En fait le problème c’est surtout, me semble-t-il, que le rôle de Cyd Charisse n’est pas du tout développé. Du coup elle n’est pas d’un grand apport pour le film. Bien dommage !

D'autant plus qu'elle est jolie en indienne  Wink



Parler du film en disant qu’il est "terne", c’est assez sévère, je trouve qu’au contraire le film est plutôt intéressant (surtout dans sa première partie, le reste est plus conventionnel). Par moment on décèle même un petit côté subversif dans les dialogues.

Le boutiquier par exemple dans sa façon dont il s’adresse au policier :

-« Cela vous donne de l’assurance de porter un uniforme, mais que l’autorité ne vous aveugle pas »

-« vous avez une haute opinion de lui » déclare Wendell Corey (en parlant de Stewart Granger dont le boutiquer avait pris la défense).

-« Peut-être mais c’est mon opinion et j’ai le droit de l’avoir » la réplique du boutiquier claque alors comme une gifle.





Très irrévérencieux aussi le jugement que porte Stewart Granger sur le prêtre  : « Une croix insensée pour un homme insensé ».

La discussion entre les deux policiers au début du film ne manque pas non plus d’ironie :



-« Ce n’est qu’un bout de papier (Wendell Corey en parlant de l’acte d’accusation) moi je pense à un homme »

-« ne raisonnez pas, enfermez-le seulement ! »

Etc…

On est tout de même en 1951 (en plein Maccarthysme) et avoir une telle liberté de ton dans les dialogues en parlant de la loi, de l'Etat, de l'église, c’est assez intéressant à relever.

Mais bien sûr le plus remarquable c’est le face à face entre les deux hommes. A ce sujet, le début du film entre le duel du chat et du chien est assez révélateur et lorsque arrive la vraie rencontre entre les deux hommes c’est d’abord en jouant aux dames qu’ils vont se mesurer. Les hommes ne sont pas des bêtes (une des grandes idées du film) ils peuvent évaluer leur dangerosité sur d'autres terrains que celui de la violence.

« Il va faire très mauvais demain... » déclare malicieusement Stewart granger



Ce à quoi répond Wendell Corey : « j’ai fait l’aller, je ferai bien le retour »



La réponse de Stewart Granger en dit long sur la suite des événements :

« À l’aller vous avez eu beau temps ! »



Et ce petit jeu du chat et de la souris va effectivement se poursuivre pendant tout le voyage dans un paysage de plus en plus désertique et de plus en plus hostile.

Si la réalisation de Marton n’est pas un sommet du genre, le film contient cependant bien des éléments intéressants. Je pense donc que Tavernier, pour qui j’ai le plus grand respect, n’a pas revu le film depuis longtemps. Après c’est certain ce n’est pas un chef d’œuvre mais c'est un film qu’on peut voir aussi avec un certain plaisir malgré un petit côté daté et un aspect assez prévisible dans l’histoire.
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Macflan
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MessageSujet: Re: La Dernière séance: le coin des fous de cinoche   Mar 18 Aoû 2015 - 0:21

Je fais remonter ce super topic le temps de vous conseiller ce bijou de film noir découvert il y a peu: "In a Lonely Place" (1950), de Nicholas Ray, où Humphrey Bogart joue un scénariste bagarreur qui se voit accusé de meurtre...

Script et dialogues magnifiques, et Bogart est impérial. Seul un acteur de sa trempe pouvait relever le défi de rendre un tant soit peu aimable ce personnage de scénariste cynique et colérique, que l'amour va transfigurer. Magnifique  I love you

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Old Shatterhand
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MessageSujet: Re: La Dernière séance: le coin des fous de cinoche   Mar 18 Aoû 2015 - 0:46

Macflan a écrit:
Je fais remonter ce super topic le temps de vous conseiller ce bijou de film noir découvert il y a peu: "In a Lonely Place" (1950), de Nicholas Ray, où Humphrey Bogart joue un scénariste bagarreur qui se voit accusé de meurtre...

Script et dialogues magnifiques, et Bogart est impérial. Seul un acteur de sa trempe pouvait relever le défi de rendre un tant soit peu aimable ce personnage de scénariste cynique et colérique, que l'amour va transfigurer. Magnifique  I love you


Bogart est excellent dans le rôle mais tu oublies Gloria Grahame !  I love you
Je me suis jeté autrefois sur ce film juste pour la voir, tant je l'avais adoré dans Règlements de comptes de Lang.

Au fait concernant le mythe de Bogart, batailleur en diable, bagarreur à la ville comme à l'écran, Orson Welles démolit un peu la légende...

Je suis en train de lire "en tête à tête avec Orson Welles" (qui vient de sortir chez Robert Laffont) et Welles explique que Bogart jouait surtout les gros dur en sachant qu'en vérité les gens s'interposeraient et ne le laisserait pas prendre part à une vraie bagarre.

Il semblerait bien comme le rappelle le film, qu'Hollywood est effectivement un monde sans pitié où aucune occasion ne se perd de faire un petit croche-pied aux autres.  

Ceci évidemment... en toute amitié.
Bien sûr ! lol!

Sacré Orson !

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WhiteGrizzlor
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MessageSujet: Re: La Dernière séance: le coin des fous de cinoche   Mar 18 Aoû 2015 - 5:16

Vu également ce film il y'a une quinzaine d'années pour les mêmes raisons un peu coupables que Old Shatterhand, ah ah.

J'ai déjà entendu ce genre d'anecdotes sur Boggart de la bouche même d'une personne à qui c'est arrivé. En l'occurrence Charles Boyer (EDIT : ou Louis Jourdan, merde la mémoire !) dans une interview passée à la radio il y'a quelques années qui racontait que Boggart s'amusait à provoquer le petit frenchy à un dîner jusqu'à ce qu'il s'énerve et l'attrape un peu par le col et que Boggart s'écrase comme un type de sa carrure avait mieux à faire. Me vient à l'esprit la célèbre phase d'Audiard. Wink

J'ai parcouru le bouquin de Welles qui s'avère être une vraie langue de pute il me semble. Pour la reine des putes lisez Full Service de Scotty Bowers avec notamment un passage sur l'ami Tyrone Power dont on parle dans le sujet décès. Je regrette un peu de ne pas avoir emporté le bouquin de Welles pour les vacances mais il faut vraiment une solide culture cinématographique pour connaître toutes les personnes dont il parle et l'éditeur n'a pas pris la peine d'ajouter des notes de bas de page qui seraient pourtant fort utiles.
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Old Shatterhand
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MessageSujet: Re: La Dernière séance: le coin des fous de cinoche   Mar 18 Aoû 2015 - 16:06

WhiteGrizzlor a écrit:


J'ai déjà entendu ce genre d'anecdotes sur Boggart de la bouche même d'une personne à qui c'est arrivé. En l'occurrence Charles Boyer (EDIT : ou Louis Jourdan, merde la mémoire !) dans une interview passée à la radio il y'a quelques années qui racontait que Boggart s'amusait à provoquer le petit frenchy à un dîner jusqu'à ce qu'il s'énerve et l'attrape un peu par le col et que Boggart s'écrase comme un type de sa carrure avait mieux à faire. Me vient à l'esprit la célèbre phase d'Audiard. Wink

Intéressant, donc Welles ne raconte pas n'importe quoi là-dessus. Je dis ça, car dans le bouquin il y a des passages où il délire vraiment !
Il affirme pas mal de choses qui sont très étranges et dont personne ne peut prouver l'exactitude, car personne n'a de preuves, sauf lui évidemment...
Mais à chaque fois qu'on lui demande la preuve il nous explique que la lettre de confession à brûlée ou bien qu'il tient sa source d'un ami et qu'il ne peut pas citer de nom etc...
Bref, tu ne peux jamais lui faire confiance avant d'avoir vérifié par toi-même le sujet en question.

Pour l'instant le plus gros moment de délire que j'ai pu lire (et il y en a beaucoup dans le livre) c'est lorsqu'il t'explique l'art Egyptien. Sur ce passage il est complétement mégalo, c'est vraiment hallucinant à lire. En un tour de main il devient le plus grand spécialiste mondial de l'art Egyptien, tandis que le Louvre n'y connaît évidemment rien. Il ne se prive pas d'ailleurs de se moquer du documentaire qu'il tourne pour le Louvre et quand le serveur vient apporter les plats (ce livre est tiré de conversations qui ont visiblement eu lieu le plus souvent autour d'un bon repas) il s'énerve contre lui en lui disant qu'il est en train de parler !.

Silence donc, Orson parle...

Vraiment je ne sais pas quoi penser de ce livre fort déroutant...

WhiteGrizzlor a écrit:


J'ai parcouru le bouquin de Welles qui s'avère être une vraie langue de pute il me semble.

L'éditeur utilise une autre formule, il dit que c'est de "l'espièglerie".  lol!
Mais je ne sais pas pourquoi je trouve que ta formule est bien plus exacte.

WhiteGrizzlor a écrit:

Pour la reine des putes lisez Full Service de Scotty Bowers avec notamment un passage sur l'ami Tyrone Power dont on parle dans le sujet décès.

Pas lu et je connaissais pas, merci pour l'info.
Je viens de jeter un coup d'œil sur le net, visiblement c'est assez trash.
Welles est plus subtil il ne rentre pas trop dans les détails sordides et lorsqu'il balance des peaux de banane pour régler quelques comptes il le fait, le plus souvent, avec un petit mot amical pour adoucir la chute, du genre : "à cette époque là elle était un peu troublée", ou bien "cela étant il venait de faire un bon film".

Sinon pour Tyrone Power, il me semble qu'il en est déjà question dans le Hollywood Babylone de Kenneth Anger, que j'ai pris il y a un an mais que je n'ai toujours pas lu. En vérité, je suis moyennement fan de ce genre de bouquins salaces sauf si ça doit vraiment avoir une importance sur l'origine de certains films.

WhiteGrizzlor a écrit:

Je regrette un peu de ne pas avoir emporté le bouquin de Welles pour les vacances mais il faut vraiment une solide culture cinématographique pour connaître toutes les personnes dont il parle et l'éditeur n'a pas pris la peine d'ajouter des notes de bas de page qui seraient pourtant fort utiles.

En effet un vrai travail de mise en perspective (comme le fait de restituer les différents contextes) et un effort pour approfondir les références en donnant des infos sont deux choses qui font cruellement défaut à ce livre. Pour le cinéma ça va encore la plupart du temps, mais quand il cite des collaborateurs lambda (du style la secrétaire de Roosevelt) là c'est vraiment impossible de le suivre. Ici on sent que la priorité c'était surtout de sortir le livre pour que le public s'en empare et se fasse plaisir. Il n'y a hélas pas de travail de fond comme aurait pu le faire un Historien. Je crois malgré tout qu'il faut lire ce livre ne serait-ce que pour se faire sa petite idée sur certaines infos en les recoupant avec d'autres sources.
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MessageSujet: Re: La Dernière séance: le coin des fous de cinoche   Mar 18 Aoû 2015 - 19:53

Dans mes souvenirs, Hollywood Babylone traite des débuts d'Hollywood et il ne me semble pas avoir lu quelque chose sur Tyrone Power dedans. Mais ma mémoire a tendance à me jouer des tours. Le côté culte de ce livre me fait doucement rigoler. C'est quand même un bouquin de concierge. D'autant plus que Anger se base sur des on-dit.

En cela il diffère de Full Service de Bowers qui prétend avoir vu ou vécu tout ce qu'il raconte. Je te confirme que c'est hyper trash dont quelques trucs avec du caca etc. Je te le déconseille si tu veux continuer à regarder de la même façon certaines personnalités du cinéma. Bowers se présente comme un ancien prostitué et entremetteur bisexuel. Il ne juge pas les personnes dont il parle (il serait mal placé faut dire) et raconte tout ça très tranquillement. Évidemment les personnes dont il parle sont toutes décédées et ne peuvent plus se défendre. Mais du fait de sa
personnalité qu'on découvre à la lecture du livre, je n'ai pas moins confiance en lui que dans le gros Orson par exemple. Quoiqu'il en soit je te confirme également que tu n'apprendrais rien de vraiment constructif comme des anecdotes sur la genèse de certains films. En tout cas, je te félicite pour ta rigueur morale même si tu passes à côté de quelques bonnes barres de rire.
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MessageSujet: Re: La Dernière séance: le coin des fous de cinoche   Mer 19 Aoû 2015 - 19:03

@WhiteGrizzlor
Merci pour ces précisions.
Pour Tyrone Power je ne sais pas, car comme indiqué plus haut je n'ai pas encore lu ce livre, par contre on y voit une photo pleine page avec sa tombe à la fin du livre, donc je suppose que l'on doit bien parler de lui. scratch

Je t'en dirai plus quand j'aurai digéré les histoires du père Orson  lol!  

Sinon pour en revenir à "in a lonely place" (1950) dont parlait Macflan, c'est typiquement le genre de film qui fait suite à la mode des films sur la psychanalyse et le cinéma (qui chuta vers 1948 lorsque Lang encaissa un échec cuisant au box office avec "le secret derrière la porte").

D'ailleurs dans "Nightmare Alley" (1947) il y a de l'ironie dans l'air sur l'un des films les plus connus du genre (la maison du Dr Edwards de Hitchcock en 1945).





Hollywood commence alors une vague de film qui reprennent le thème de l'introspection mais cette fois au travers de la radiographie même du monde du spectacle (et donc souvent de Hollywood) avec des films biens connus comme Sunset boulevard, les ensorcelés etc...

"In a lonely place" offre donc aux spectateurs quelques moments réjouissants avec des dialogues de ce genre





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